UN PEU D’HISTOIRE…
On
sait que les peuples de la préhistoire utilisaient
un calendrier solaire-lunaire de treize lunes de 28
jours qui fut perpétué par diverses
cultures, toutes vivant en harmonie avec la nature.
Les 28 jours de la lune représentent une moyenne
entre cycle synodique (29,5 jours) et cycle sidéral
(27,3 jours), et correspondent au cycle menstruel
féminin. Dans la préhistoire, l’humanité
connaissait déjà parfaitement les différents
cycles de la lune et du soleil… sans «
notre » technologie…
Et le masculin et le féminin vivaient en harmonie,
se reconnaissant l’un l’autre…
Aux environs de l’an 3000 avant notre ère,
le développement de l’agriculture et
des empires à protéger a cédé
le pouvoir aux prêtres masculins de Babylone
et d’Egypte. Ils ont divisé le temps
quadridimensionnel en 12 signes de 30 jours, à
l’intérieur d’un cercle de 360°.
Comme l’année solaire fait 365 jours,
ils ont dédié les 5 jours restants à
des célébrations.
Le calendrier, qui est la base de l’organisation
sociale, est devenu un instrument de pouvoir, et un
calendrier exclusivement solaire a été
institué (l’énergie masculine
est associée au soleil et la féminine,
à la lune).
En 600 avant notre ère, les Romains ont inventé
un calendrier de 12 mois de 30 et 31 jours destiné
à la stratégie de guerre et de conquête.
Ils attendaient le dernier mois de l’année
pour attaquer. Si aujourd’hui les mois sont
décalés, c’est parce qu’un
beau jour, en attaquant un peuple loin de leurs bases,
ils sont tombés en plein hiver et ont essuyé
une défaite ; alors César a décalé
le calendrier de deux mois, pour continuer à
attaquer en Mars, mois dédié à
la guerre. C’est pourquoi septembre qui veut
dire « septième mois » est aujourd’hui
le neuvième, etc.
Le calendrier fut peu à peu détourné
de sa fonction première --nous synchroniser
avec les cycles naturels-- pour servir la guerre…
Le mot lui-même de calendrier vient du latin
« calendarium » qui désignait le
registre où étaient inscrites les dettes
(les calendes). « Calendae » faisait référence
au premier jour du mois où l’on payait
ses impôts. Ce mot est à la base de notre
concept «le temps c’est de l’argent
».
Et le calendrier fut peu à peu détourné
de sa fonction première pour servir le profit…
Vu qu’un calendrier est fait pour enregistrer
la mémoire d’une société,
Jules César décida de s’inscrire
à la postérité en baptisant un
mois de son nom : Juillet (Julius). Son successeur
Auguste, jaloux, voulut faire de même, et pour
ne pas avoir un jour de moins que Jules, il retira
un jour à février et le rajouta à
août (Auguste). C’est pourquoi février
n’a que 29 jours et que deux mois se suivent
avec 31 jours…
Et le calendrier fut peu à peu détourné
de sa fonction première au profit de l’ego
et du pouvoir…
A partir de ce calendrier, l’église catholique
a créé le calendrier Julien. Lorsqu’au
fil du temps il a acquis un trop grand décalage
avec le soleil, on le réforme et on le rebaptise.
C’est ce que fit le pape Grégoire XIII
au XVIème siècle, d’où
le calendrier «grégorien». En pleine
conquête de colonisation, le Vatican l’imposa
comme unique forme de traiter le temps, pour préserver
la sécurité politique et économique
des pays coloniaux.
Et le calendrier fut peu à peu détourné
de sa fonction première au profit de l’impérialisme
…
Ce fut la culture à prédominance masculine
qui donna forme aux siècles en continuant à
inscrire le temps dans l’espace et en voulant
conquérir la matière. Depuis l’industrialisation
et la «mondialisation » du calendrier
grégorien et de la mentalité de gain
qui en découle, l’humanité est
hypnotisée par la matière, la consommation
et la peur de manquer. Nous avons retrouvé
aujourd’hui la notion de « planète
» et d’humanité, mais nous sommes
plus divisés que nous ne l’avons jamais
été. Notre technologie nous gonfle d’orgueil
et d’arrogance mais nous sommes profondément
inconscients et insatisfaits.
La rencontre avec le « nouveau monde »
nous confronte au temps véritable. On découvre
que les indigènes enregistrent l’année
en se basant sur les 13 lunaisons.
Le chiffre 13… Un chiffre tabou depuis le Moyen-âge,
associé à la sorcellerie et au paganisme…
Un chiffre qui correspond aux 13 menstruations féminines
annuelles et que la culture à dominance masculine
a cherché à éliminer…Est-ce
un hasard ?.. La 13ème lune a toujours été
chargée de mystère et de superstitions…
Et le calendrier fut peu à peu détourné
de sa fonction première par la peur et le fanatisme…
On accusa les indigènes de ne pas avoir d’âme
pour se permettre de détruire leurs connaissances
et de les dominer. Aujourd’hui, bien qu’ils
n’utilisaient pas la roue (critère important
sans lequel notre science ne conçoit pas d’évolution),
on reconnaît incontestablement que leur savoir
et leurs calculs calendaires étaient bien plus
exacts que les nôtres... Mais nous continuons
d’utiliser un calendrier faussé en reléguant
la vérité au rang de relique dans les
musées, comme si elle n’était
pas valable pour notre monde moderne...
Et le calendrier fut peu à peu détourné
de sa fonction première par l’ignorance
et l’inconscience…
Il y a une différence fondamentale entre les
peuples qui utilisent le calendrier des treize lunes
et le nôtre : leur culture n’est pas basée
sur la domination de la nature mais sur son intégration.
Comme ils ne croient pas au manque, mais à
l’abondance, ils ne sont pas dans la course
au gain qui menace notre équilibre psychique
individuel et saccage les ressources de notre planète.
Ils ne croient pas à l’insatisfaction
et à la fatalité de la vie mais à
la générosité de la nature.
Ils ne croient pas au diable mais à l’harmonie
du yin et du yang.
Ils ne croient pas à la domination mais à
l’équilibre (un bateau qui penche trop,
coule).
Ils ne croient pas en la nature mauvaise de l’homme
(« mauvais par nature car il est né dans
le péché ») mais en sa beauté
et au rôle fondamental qu’il joue en tant
que conscience.
Ils ne croient pas en un calendrier aux mesures tordues
et inexactes mais en un calendrier harmonieux qui
rend compte des cycles de leur environnement.
Mais bien que cette différence soit
fondamentale, avant d’appartenir à un
peuple, nous appartenons d’abord à l’humanité,
et nos croyances ne sont pas inhérentes à
notre nature humaine. Nous pouvons tous arriver «
sans autant de difficultés qu’on voudrait
le croire » à l’unité.
On crée ce que l’on croit. Toute pensée
est créatrice. Tout acte a d’abord été
une pensée. Le temps est l’atmosphère
de notre esprit et de notre mental, c’est pourquoi
il est déterminant pour la qualité de
notre réalité. Alors réveillons-nous
à un temps harmonieux, reprenons notre véritable
place et notre véritable identité et
laissons de côté les fantasmes de l’histoire.
Croyons en nous, en la nature et en une réalité
merveilleuse. Faisons confiance aux lois de la nature,
au calendrier des treize lunes.
Et le calendrier fut peu à peu rétabli
dans ses fonctions véritables…
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